Sous une apparence ludique, se cache un long processus où les territoires morcelés, ornés, sont habités tantôt par des humains qui se tiennent debout et/ou qui tombent, tantôt par des voiliers d’oies, tantôt par des bancs de poissons qui migrent, ou encore, par des maisons juxtaposées et qui semblent, elles aussi, vouloir résister à l’usure du temps, au cycle immuable de la vie et de la mort! Pour répondre à sa quête incessante de lumière, pierre angulaire de sa démarche, l’artiste ajoute du phosphore à ses compositions qui deviennent alors visibles le jour comme la nuit, un peu comme le positif et le négatif d’une pellicule photographique. Sous cette luminescence, ses tableaux prennent vie, les figures semblant se mouvoir désormais dans un espace devenu stellaire, voire cosmique.